Culture mode : la chemise blanche

CULTURE MODE

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19.01.2018

Autrefois considérée comme un sous-vêtement masculin dont les extrémité étaient personnalisables (manche, col), la chemise blanche sera tour à tour un uniforme de travail, un marqueur social dans les sociétés occidentales (col blanc/col bleu) avant de devenir un basique du vestiaire féminin. Dans la même mouvance que le pantalon, la chemise blanche est une nouvelle fois cette petite victoire féministe qui marque dès les années 20 cette envie d’égalité entre les sexes.

De Marilyn Monroe à Marlène Dietrich en passant par Audrey Hepburn, les égéries du cinéma hollywoodien ne manqueront pas d’en abuser, intensifiant le sexy de cette pièce tout aussi simple à accommoder que commode.

Proposer une chemise blanche dans une collection afroparisienne s’est révélé un nouveau challenge ! Si plusieurs options de relecture ont été envisagées, je tenais dans tous les cas à conserver l’essence même de cette pièce,  son pouvoir passe-partout, sa simplicité. La nécessité d’une pièce aérienne m’a menée rapidement à la soie et à une structure “volante”, fluide, d’où les empiècements à l’avant et à l’arrière que je souhaitais comme les ailes d’une femme qui se déplace… Un peu de poésie dans le monde cruel de la mode… Car c’est ainsi que je perçois cette pièce intemporelle et indispensable. Les deux épaulettes militaire en tissu wax sur les épaules ajoutent non seulement un clin d’oeil à la mode africaine mais également un rappel de la dualité masculin/féminin, liquide/solide, liberté/structure. Une variante en soie noire répond elle à une frustration remontant au début de ma vie professionnelle : l’impossibilité de dénicher une chemise charmante, noire, en matière noble. La soif est épanchée, disons-le.

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