LE QUESTIONNAIRE DE P.

Sorority Shop : 8 créatrices, 8 visions

27.12.2018

Elles sont les créatrices invitées sur notre e-pop-up store collaboratif Sorority Shop de fin d'année. 7 créatrices, chacune avec son univers, sa vision et sa passion, que pensent-elles ? Comment envisagent-elles la mode, la femme et la vie en général ? Découvrez leurs réponses, chacune différente, chacune inspirante.Merci à Cyriane (Le Noeud Kipé), Solange (Soarn Comsétique), Marion (LM Chardon), Iabelle (La Fabrikawax), Leroy (Fraizup), Oumou (Soumano Couture), Fadala (House of Sudan) et Karine (Adorinhas) !

Ta définition de la mode ?


Cyriane : La mode c’est être soi même, affirmer sa personnalité, ses goûts. C’est affirmer qui on est à travers  son style.

Fadala : Pour moi la mode reflète ce qu’on est c’est un moyen de s’échapper du monde réel, de créer, d’innover, d’exprimer ses émotions, de reflété une époque et qui ont est réellement dans tout son art.

Isabelle : La sublimation extrême de Soi. Au-delà du besoin « basique » de se couvrir, la mode offre la possibilité de se définir tel que l’on se pense, ou tel que l’on veut être pensé par les Autres. C’est un outil de communication à la fois social et artistique. Une source inépuisable de créativité, de renouveau. On ne s’habille pas de la même façon à 20 ans et à 60.

Karine : Créativité et inspiration

Marion : C’est une manière de communiquer avec l’extérieur. On fait transparaître une partie de nous, de nos humeurs. C’est en tout cas comme ça que je le vois. A mon avis il n’y a pas une mode, évidemment des vagues à la mode mais chacun d’entre nous avons notre façon de considérer la mode et de se l’approprier.

Leroy : La mode c’est un concept que tout un chacun peut créer. C’est un ensemble de code vestimentaire qui détermine la manière de se vêtir.

Solange : Des tendances lancer par quelques uns, suivies par la masse qui donne un sentiment d’appartenance ou non à un groupe.

Oumou : La mode est selon moi une manière de d’exprimer sa personnalité par ce que l’on porte.

Une icône mode classe ?


Fadala : Une icône de la mode « classe », Victoria Beckham.

Isabelle : Tracie Ellis Ross. Pour moi qui (finalement) ne suis pas « branchée mode », c’est une figure importante de la mode actuelle. C’est une Femme issue d’une mixité culturelle, on est de la même génération, et j’apprécie plus que tout son audace, sa capacité à briser les codes. Je peux vraiment m’identifier à elle, sans pour autant établir de comparaison. Et je crois qu’une icône de la mode doit pouvoir laisser ce choix aux gens qu’elle inspire.

Karine : Agnès B.

Marion : Je n’ai rien qui me vient à l’esprit.

Leroy : Idriss Elba.

Solange : Michelle Obama.

Cyriane : Le mannequin Imane qui me séduit aussi à travers les valeurs qu’elle transmet.

Oumou : Blake Lively.

Une icône mode trash ?


Isabelle : Trash.. ? Vraiment je ne sais pas.  Rihanna a un côté trash, et c’est une icône de la mode, mais elle est aussi très classe. J’aime le côté tribal-mystique de Jojo Abbott et Oshun, un peu déjanté et prophétique. Il y a quelque chose de l’ordre de la réappropriation de Soi qui me plaît bien, et qu’ordinairement, on trouve « trash ». Tout ce qui bouscule le « mainstream ».

Karine : Je n’en ai pas.

Marion : Non plus.

Leroy : Cardi B.

Solange : Lady Gaga.

Cyriane : Une icône de la mode trash, c’est pas un terme que j’utiliserai forcément…, chacun a ses goûts. Mais personnellement, je suis moins fan du courant Kim Kardashian car elle ne correspond pas à ma personnalité.

Fadala : Rihanna.

Oumou : Je n’en ai pas.

A quand remonte ton dernier achat de fast fashion ?


Karine : Je n’achète plus de fringues depuis des années.

Leroy : Il y a quelques jours.

Marion : Je ne sais plus, c’était il y a longtemps. Peut être une paire de collant ou des sous vêtements, les trucs utiles, que je n’achète pas en seconde main.

Oumou : C’était chez Asos, mais je ne me souviens plus de la date.

Solange : Une semaine environ.

Cyriane : Il y a 3 semaines, un pull à grosse maille acheté dans le sentier.

Fadala : Il y a trois jours.

Isabelle : Vendredi dernier.

Ta marque de prêt-à-porter préférée ?


Leroy : Mango

Marion : Je n’en ai pas. Je ne vais plus dans les magasins de prêts à porter. Il y a un magasin dans ma ville (Dijon), qui propose tout en tas de choses dont des robes, que je trouve magnifiques, originales, classes et colorées. Tout ce que j’aime. Mais différentes marques y sont représentées…

Oumou : Maje.

Solange : Mango.

Cyriane : COS, Anotherstory, j’aime beaucoup aussi les dernières collections de la marque Galeries Lafayette, Weekday.

Fadala : Zara.

Isabelle : Je m’habille de moins en moins en boutiques, je tends à créer toute ma garde-robe.  Pour plusieurs raisons, mais la première est qu’une fois que tu passes à une taille 42 la vie devient compliquée côté vêtements. Jamais je n’ai eu autant de mal à m’habiller. La deuxième raison c’est que souvent l’éthique n’est pas au rendez-vous, et dans une situation environnementale alarmante et une société inégalitaire, je ne me sens pas encouragée à dépenser dans les enseignes de prêt à porter habituelles. Quand j’achète à ces marques, c’est généralement du basique.

Karine : Je n’en ai pas.

Ta marque équitable préférée ?


Marion : Je n’en ai pas. J’aime beaucoup les looks proposés par Capsule Wess, qui regroupe différentes marques éthiques. Je n’ai jamais été regarder précisément les marques en question.

Oumou : Monoprix.

Solange : Je n’en ai pas.

Cyriane : Maison standard

Fadala : Joker.

Isabelle : Pas de marque. Les vide -dressings. Le recycling vestimentaire, c’est encore le meilleur moyen de limiter les comportements anti-écologiques. On ne peut jamais être sûr à 100 % de l’éthique d’une marque.

Karine : Emmaus et la Croix Rouge !

Leroy : TK max

Ton style vestimentaire en trois mots ?


Oumou : Élégant, moderne, vintage

Solange : Simple, classique et pratique

Cyriane : Simple, efficace, intemporel.

Fadala : Excentrique, Chic, Glamour.

Isabelle : Casual, pratique, coloré.

Karine : Baggy, rangers & porte-jarretelles ^^

Leroy : Relax, fresh, simple.

Marion : Coloré, confortable, féminin.

Ton rapport à la mode : philosophique ou superficiel ?


Solange : Un peu des deux.

Cyriane : Plutôt philosophique, je regarde les matières choisies, la provenance des vêtements…

Isabelle : Philosophique ! Quand tu crées des choses en rapport avec la mode, c’est toujours bon d’interroger  tes impulsions. Bien sûr, il m’est arrivé de « craquer » pour un vêtement qui était joli, mais la plupart du temps, je suis surtout en train de me raisonner en me disant que c’est pas un besoin vital, et que l’enseigne peut faire mieux en matière d’éthique etc. Je choisis à qui va mon argent la plupart du temps.

Karine : Détachement total.

Leroy : Je crée ma propre mode.

Marion : Irréfléchi, ça marche ?

Oumou : Philosophique.

Ta pièce intemporelle favorite ?


Cyriane : Une paire de Jeans.

Fadala : Une robe tube noire.

Isabelle : La petite robe noire. Elle peut te sauver la vie en toute occasion.  De préférence fluide, mi longue ou courte, avec un décolleté plongeant.

Karine : Un manteau d’hiver de 1999 d’Agnès B. siglé Everlast.

Leroy : Mon pantalon taille haute largement évasé couleur kaki.

Marion : Les bottes à lacets. Partout, tout le temps, avec une robe ou un jean. Je les ai même mise à un mariage !

Oumou : Un jeans mom fit.

Solange : Le trench.

Quel ton niveau slow fashion ? Débutant, intermédiaire, expert ?


Fadala : Expert.

Isabelle : Achat : débutant . Ça arrive doucement, mais c’est vraiment ce vers quoi je tends. Retrouver les textures naturelles, artisanales, c’est un vrai luxe que je souhaite m’offrir !
Par contre, en tant que créatrice, j’ai un niveau expert : je suis la seule personne qui travaille pour moi ! Chaque pièce est faite à la main par mes soins. J’utilise des graines et autres éléments naturels qui sont soumis à la saisonnalité, plus slow y a pas !

Karine : Expert.

Leroy : Étant donné que je suis mon propre code vestimentaire, je pense être débutante dans la mode standard que tout le monde suit.

Marion : Intermédiaire. Je n’achète quasiment plus dans les grand magasins, mais je n’achète pas non plus chez les marques éthiques. Je suis plutôt dans la récup fashion (raccord parfait avec mon boulot!). Autant utiliser ce qui a déjà été créé, de préférence ancien, c’est plus drôle !

Oumou : Un jeans mom fit.

Solange : Intermédiaire.

Cyriane : Un intermédiaire bien poussé, savoir faire des choses de ses mains ça m’aide un peu .

La mode africaine, ça te parle ?


Isabelle : Oui ! C’est une histoire qui a commencé avec mes tantes, en Guadeloupe. La plus âgée se faisait faire des robes et des ensembles boubous extraordinaires, en bazin riche, avec des broderies artisanales. Sa plus jeune sœur, partie vivre en Afrique pendant plusieurs années, nous ramenait toujours des vêtements ou des sacs et accessoires du continent, et c’était toujours plein de couleurs, de joie, et seyant ! Quand j’ai commencé à créer des pièces avec du tissu wax, j’ai voulu savoir si je suivais les traces de quelqu’un avant moi, et j’ai découvert des personnes incroyables comme Collé Ardo Sow, Alphadi…  C’est dommage qu’il y ait une sous-représentation des créateurs autres qu’Européens et/ou Anglo-saxons.

Karine : Je ne connais que le travail autours du wax donc ce serait bien trop réducteur.. Je ne connais pas assez.

Leroy : Of course , c’est comme une évidence.

Marion : Pas trop.

Oumou : Oui !!

Solange : Oui.

Cyriane : La mode africaine ça me parle , j’essaie de suivre  les créateurs qui bougent ces derniers temps  Élie kuamé, Yhebedesign, Adama Paris , Peulh vagabond, Sellyrabykane ,Karidja and Khadija c’est très stimulant et inspirant.

Fadala : Oui.

Ta définition du féminisme ?


Karine : Un savoir-être tout en équilibre, une notion de liberté égalitaire, une bienveillance à l’égard de l’Humain quelque soit le sexe, l’origine, les idées.

Leroy : Le féministe est un mouvement social et idéologique qui a pour but de faire valoir l’égalité entre hommes et femmes. La finalité étant l’émancipation de la femme.

Marion : Égalité. Trop simple ! Que chaque être humain soit considéré de la même façon (ça fonctionne pour tout, pas seulement le féminisme).  C’est la version simplifié, mais je ne sais actuellement pas bien mettre des mots. Je suis dans une phase ou toutes les inégalités, et toutes les habitudes hyper genrées me sautent aux yeux.

Oumou : La femme moderne a de la valeur et doit avoir tous les droits car elle a déjà beaucoup prouvé.

Solange : Acceptation de soi, prise de conscience de sa place dans la société, et envie qu’elle s’améliore.

Cyriane : Faire avancer les droits de la femme dans notre société et la mettre en avant.

Fadala : La revalorisation du rôle de la femme dans la société moderne.

Isabelle : « Le jour où l’on fichera la paix au corps des Femmes ». Vraiment. Cette « obsession » pour le corps Féminin est comme une relique héritée des temps ancestraux et obscurs. Le Corps est toujours présent lorsqu’un groupe veut en dominer un autre.  Pour le racisme, c’est la même chose. On assiste toujours à des représentations et revendications ayant trait au Corps.

Avec qui aimerais-tu débattre de la mini-jupe ?


Leroy : Avec des chef d’entreprises.

Marion : Avec personne.

Oumou : Personne lol.

Solange : Avec une femme qui désapprouve.

Cyriane : Avec moi même.

Fadala : Avec Rihanna.

Isabelle : Avec ma fille. Lui expliquer que ses choix lui appartiennent et qu’en matière de vêtements, elle n’a pas à se limiter. Se conformer à certaines situations, oui, car c’est cela vivre en société, on ne va pas à l’école en pyjama, par exemple. Mais lorsque viendra le temps des mini-jupes et du mascara, je voudrais juste lui expliquer les diverses interprétations que fera le monde dehors et que pour rien au monde cela ne devra la dissuader de faire ses choix vestimentaires.

Karine : Avec tous ceux qui la considère  uniquement comme un objet féminin dédié à leur propre plaisir

L'endroit où tu te sens le plus libre en tant que femme ?


Marion : Chez moi.

Oumou : Partout !

Solange : Ma salle de bain.

Cyriane : Bonne question…

Fadala : Partout !

Isabelle :

Ma foi, étrangement, dans mon quartier ! J’y suis quasi invisible, et ça me va très bien ! J’ai pour habitude  de dire qu’en France, nous ne sommes pas  du plus mauvais côté de la Terre en tant que Femmes. Il faut vraiment apprécier d’être juste une personne, sans être importunée, ni tenue à distance des affaires sociales, capable de prendre ses propres décisions et d’accomplir autant de travail que l’on souhaite.  Ceci étant dit, il reste toujours l’option de vivre sa vie comme on l’entend, pour peu que ce soit possible légalement où l’on se trouve !

Karine : Dans la nature.

Leroy : Je dirais dans ma maison ou sur les expositions ventes où j’expose.

La qualité que tu préfères chez un être humain ?


Oumou : L’honnêteté.

Solange : La gentillesse.

Cyriane : Le sens du partage.

Fadala : La gratitude, la générosité.

Isabelle : La  loyauté.

Karine : Humilité et ouverture d’esprit.

Leroy : L’antipathie.

Marion : L’ouverture d’esprit.

Un défaut impardonnable selon toi ?


Solange : La mauvaise foi.

Cyriane : L’impardonnable n’existe pas, selon moi…

Fadala : La trahison.

Isabelle : Le manque d’hygiène.

Karine : L’abus de faiblesse.

Leroy : Le mensonge pathologique.

Marion : Le manque d’empathie.

Oumou : L’hypocrisie.

Une femme qui t’inspire ?


Cyriane : Ma mère.

Fadala : Ma mère, une icône Michelle Obama.

Isabelle : Maya Angelou.

Karine : Robyn Davidson (histoire vraie du film Tracks 2016.

Leroy : Michelle Obama.

Marion : Deux je peux ? J’aime beaucoup Juliette et Anne sylvestre. Leurs chansons autant à l’une qu’à l’autre me transportent. Qu’elles fassent réfléchir, rêver ou rire, à travers leurs textes, elles m’inspirent.

Oumou : Ma mère.

Solange : Angélique Kidjo.

Un homme qui t’inspire ?


Isabelle : Bob Marley.

Karine : Coluche.

Leroy : Akon.

Marion : Un ami qui m’a inspiré à une époque où j’en avais besoin. Il m’a appris à remettre en question ce qui m’entourait. Aujourd’hui il n’est plus là mais lorsque j’ai besoin de me booster un coup je repense à ce qu’il m’a appris.

Oumou : Mon père.

Solange : Zack Mwekassa.

Cyriane : Jésus.

Fadala : Mon père, une icône Nelson Mandela.

Une héroïne de l'histoire que l'on ne devrait pas oublier ?


Karine : Irena Sendler.

Leroy : Si l’on peut l’oublier ce n’est donc pas une héroïne mais je dirais la plus des gens oublient Betty Shabbaz qui s’est battu pour les droit de la femme et qui était la femme de Malcom X.

Marion : Olympe de Gouge.

Oumou : Rosa Parks.

Solange : Claudette Colvin.

Cyriane : Rosa Parks.

Fadala : Lucile Berkeley Buchanan fille d’esclave elle est la 1er femme noire  diplômée de l’université américaine.

Isabelle : La Reine Makeda. Son histoire est incroyable, et sa lignée est encore vivante, ce qu’on oublie souvent de souligner !

Un héros de l'histoire que l'on peut ignorer ?


Leroy : Joker.

Marion : Je ne sais pas.

Oumou : Joker.

Solange : Je ne sais pas.

Cyriane : Joker.

Fadala : Joker..

Isabelle : Napoléon Bonaparte. Pour avoir légalisé l’esclavage en 1802  alors qu’il avait été aboli une première fois le  4 février 1794.

Karine : Joker.

Un écrivain ou une écrivaine sexiste que tu aimes lire ?


Marion : Je n’en ai pas à l’esprit.

Oumou : Je n’en lis pas.

Solange : Je n’en connais pas.

Cyriane :  » Les femmes se divisent en deux catégories : les laides et les maquillées » Oscar Wilde.

Fadala : Je n’en lis pas.

Isabelle : Frédéric Dard et son San Antonio (hé ouais ! Même pas honte!) J’aime la gouaille de titi parigot qui est sa marque de fabrique.  Les Femmes en prennent pour leur grade mais sont toujours (finalement) au centre des aventures du célèbre commissaire de police.  C’est drôle et délirant.

Karine : Joker.

Leroy : Je n’en lis pas.

Tu es née femme, tu l’es devenue ou tu ne l’es pas encore ?


Marion : Je le deviens. Cette année je me suis fait tatouer deux fois, sur des endroits visible de mon corps. Chose que je n’avait pas encore osé, de peur des regards et des réflexions. Il y a trois jours, je me suis rendue compte que je m’en fichais, je suis bien dans cette peau, avec ces dessins, et peu importe qu’on les regarde de travers (ça a beau  se voir partout, y’en a qu’on encore du mal). Bref cette petite anecdote pour dire qu’à ce moment là je me suis rendue compte que je devenais une femme plus sûre d’elle.

Oumou : Je suis devenue celle qui rend fière mes parents donc pour moi oui , je suis suis devenue femme .

Solange : Je le suis devenue.

Cyriane : J’en suis une  maintenant ou pas bien loin.

Fadala : Je suis née femme.

Isabelle : Je suis  née femme, et je suis devenue Femme. Là est la nuance.  Ce n’est pas la maternité qui m’a fait devenir Femme. La maternité m’a fait devenir Mère. Mais j’étais une femme avant, et après, je suis devenue une Femme, au sens où là où je ne suis ni la fille, ni la mère, ni la sœur, je suis la Femme que je devais devenir. Une Femme en constante évolution, qui sépare les différentes sections de sa vie comme les chapitres d’un livre.  Une vue de moi même différente si je puis dire.

Karine : J’accepte le fait d’être une presque femme, de jongler avec mon côté masculin.

Leroy : Je suis née femme et en grandissant je développe ce que j’ai appris depuis toute petite.

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Quel est ton état d'esprit actuel ?


Oumou : Positive attitude.

Solange : Comment donner de l’ampleur à la société.

Cyriane : Je suis sereine … Épuisée mais sereine.

Fadala : La patience, la persévérance et la foi.

Isabelle : Mitigé, année difficile émotionnellement, mais encore plein d’espoirs dans la tête ! Je suis un peu au ralenti, comme sonnée, mais dans un état positif. Comme si je pouvais laisser passer le temps et le voir défiler en même temps.

Karine : Aventureuse.

Leroy : « Girls power ».

Marion : Mitigé. J’avais envie de dire positif, mais non. Sur plein de côté je suis ultra positive, mais quand je pense aux questions environnementales, j’ai très peur.

Une faute qui t’inspire le plus d'indulgence ?


Oumou : L’égoïsme.

Solange : Les erreurs de débutants car j’en ai fait aussi.

Cyriane : Celle qui le mérite.

Fadala : L’ignorance.

Isabelle : Les erreurs de jugement. C’est quelque chose que je travaille beaucoup en ce moment. J’ai fait plusieurs erreurs de jugement à propos de personnes, dans le cadre professionnel comme privé, et je dois dire que je trouve les humains bien difficiles à cerner ces dernières années. Du coup, je peux comprendre que certaines personnes se méprennent sur d’autres, sur moi aussi. Mais je le prends plutôt bien, car au mieux on trouve des pépites, au pire, on apprend des choses et on avance.

Karine : La lâcheté si c’est justifié.

Leroy : Le non-partage.

Marion : La maladresse.

Ton rêve du bonheur ?


Solange : Trouver un équilibre entre vie privée et vie professionnelle, ne pas avoir de carence.

Cyriane : Joker.

Fadala : Mon rêve du bonheur rendre fière mes parents, et faire en sorte que mon entourage et ma progéniture ne manque de rien, ainsi qu’aider les plus nécessiteux.

Isabelle : Moi, ma fille, une belle maison qui surplombe la mer dans un écrin de verdure.

Karine : Pouvoir vivre de voyages, au plus près de la nature.

Leroy : Avoir ma boutique d’accessoires.

Marion : Une vie pas si éloignée de celle que j’ai. Peut être juste plus au vert et moins polluée.

Oumou : La paix intérieure.

Quel serait ton plus grand malheur ?


Cyriane : Pour une mère, il n’y en a pas des milles et des cents.

Fadala : Ne pas pouvoir vivre de mes passions.

Isabelle : Perdre ma fille. D’une manière ou d’une autre … Alzheimer, un accident, maladie… J’ai beau être une aventurière , je tremble pour elle sous mes airs de maman cool. Je suis plus maman poule en fait. Et ce serait un séisme aussi de la voir diminuée, ou trop triste.. Elle est tellement vive et joyeuse que ça me meurtrirait à coup sûr.

Karine : Un handicap qui me clouerait sur place.

Leroy : Renoncer à mes rêves.

Marion : Perdre un proche. J’ai bien plus peur de perdre un proche que de mourir moi même.

Oumou : La trahison.

Solange : Joker.

Où aurais-tu préféré vivre ?


Karine : Sur la route.

Leroy : Ghana ou Côté d’ivoire.

Marion : Nulle part, j’aime où je suis. Je ne suis pas spécialement rêveuse de pays inconnus ou paradisiaques.

Oumou : New York .

Solange : Je suis bien ici.

Cyriane : Le monde est grand et je n’en connais qu’une infime partie.

Fadala : Pour le moment nulle part d’autre.

Nul part, j’aime où je suis. Je ne suis pas spécialement rêveuse de pays inconnus ou paradisiaques.

Isabelle : En Guadeloupe, ou en Afrique, Bénin probablement. J’ai un très fort désir de quitter la France, mais surtout de me rapprocher d’une vie en résonance avec mon Moi profond, si je puis dire. La cohérence, c’est un point important dans la vie.

Comment aimerais-tu mourir ?


Karine : Dans la nature.

Leroy : Peu importe la façon mais rapidement.

Marion : Sans m’en rendre compte. J’aime bien les surprises, alors une dernière, je ne serais pas contre.

Oumou : En paix.

Solange : Dans mon sommeil.

Cyriane : Je sais comment je n’aimerais pas mourir.

Fadala : En ayant accomplie tout ce que je souhaite et avoir été un source d’inspiration pour beaucoup.

Isabelle : Un sourire aux lèvres, sachant que mon travail est fait, que ma descendance est à l’abri, que j’ai rendu à la Terre, à mes parents et mes ancêtres ce qu’ils m’ont légué. Mourir avec la conviction que j’ai honoré les dons qui m’ont été faits à la naissance, et que j’ai été utile au moins à un autre être humain.

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